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  • stephaniegranier64

Le syndrome du tonneau vide

Dernière mise à jour : 17 mai 2023



Vous arrive-t-il de vous sentir épuisé, " vidé " à force d'avoir " trop donné " ?

Faute de savoir nous écouter, de respecter nos limites et nos besoins, d’oser dire non, nous pouvons rapidement arriver à cet état de fatigue et ce " syndrome du tonneau vide ".

Le tonneau est bien sûr le symbole de nous-même, de ce que nous sommes et de tout ce que nous avons à donner.

C'est l'ouverture du robinet qui permet aux autres de s'abreuver.







Si nous plaçons le robinet au niveau de la flèche rouge et que nous le laissons ouvert, lorsque les autres auront bu, nous serons vide.



Comment faire alors pour éviter de se sentir " vidé " ?


D'abord, remonter le robinet au niveau de la flèche verte pour garder une réserve dans le tonneau.

Et puis, fermer ce robinet, en refusant les sollicitations, afin de refaire le plein du tonneau.

Pour aider les autres efficacement, dans de bonnes conditions , en maintenant de bonnes relations, nous devons nous sentir bien nous-même !

Ne confondons pas cette attitude avec de l'égoïsme, il s'agit simplement de nous respecter en prenant soin de nous-même.


La sophrologie, en nous (re)connectant à notre corps, nous permet de prendre conscience des signaux corporels qui nous alarment que quelque chose ne nous convient pas/plus, que " c'est trop ", que nos limites sont atteintes. Et cette écoute bienveillante de nous-même nous permet de ne pas finir comme la grenouille complètement cuite dans la marmite !

( https://www.stephaniegranier.com/post/pourquoi-entra%C3%AEner-et-d%C3%A9velopper-notre-conscience )



Vous avez besoin de quelque chose ? Dites-le !


Nous avons gardé de notre enfance la nostalgie d'être "devinés" par notre entourage.

Bien que nous ayons grandi, nous attendons encore des adultes qui nous côtoient qu'ils nous devinent à demi-mots. Et de notre côté, nous nous efforçons aussi de lire dans leurs pensées.


" Il/elle devrait comprendre que ...", " Il/elle voit bien que ..." ou encore, "il/elle doit bien se douter que j'ai besoin de ..." sont des paroles que j'entends souvent en séance.


Mais voilà, la pensée d'un adulte est très riche et complexe, au point que nous avons parfois du mal à nous comprendre nous-même ! Alors, comment les autres pourraient-ils nous comprendre si nous ne leur disons pas CLAIREMENT les choses ?


Au lieu de cela, nous avons plutôt tendance à « suggérer que ... », à « évoquer la possibilité de ... », à « faire allusion à ... », à « tendre une perche » pour que l’autre « la saisisse ».

Bref, nous nous exprimons dans un langage codé que nous croyons diplomatique, alors qu’il ne s’agit que d’une invitation à la lecture de pensée, source de la plupart des malentendus.



Pour assainir la communication voici donc une règle de base :




Si je n’ai pas clairement demandé ce que je veux, je ne peux pas en vouloir à l’autre de ne pas avoir compris. S’il ne m’a rien demandé, je n’ai pas à deviner qu’il voulait quelque chose.


Apprenez à demander.


" Qui ne demande rien n’a rien " est une maxime que j’ai adoptée.

Faute de demander, nous nous sentons frustré, contrarié et c’est même à nous que nous en voulons de ne pas avoir osé.


Donnez-vous le droit de demander, en sachant que l’autre à le droit de refuser ou de négocier.

Ne vous identifiez pas à son refus , c’est l’objet de votre demande qu’il a rejeté, pas vous !

Exprimez une demande simple, claire et précise, car chacun a sa représentation personnelle du mot prononcé !

Ainsi, c’est quoi " une chambre bien rangée " ?, ça veut dire quoi " être sage " ?

Donc, expliquez ce que vous voulez concrètement.

Enfin, gardez aussi à l’esprit qu’une râlerie n’est pas une demande !


Faire plaisir, c’est sympa, mais à quel prix ?


Êtes-vous contraint(e) par cette petite voix, devenue intérieure - ce message envoyé dans l’enfance par notre entourage - qui pour vous sentir aimé et être reconnue, vous pousse à " faire plaisir " ?

Combien de fois avez-vous fait des choses pour faire plaisir alors que vous n’en aviez pas envie ou pas l’énergie ou pas le temps ?


Il m’arrive très souvent, en séance au cabinet, d’entendre des clientes me dirent " je suis trop gentille " , sous-entendu " je ne sais pas dire non ".

Notre éducation nous a souvent fait croire que c'est " mal " de penser à soi.

Prendre soin de vous, écouter vos besoins, vous détendre et vous faire plaisir est indispensable pour offrir à votre conjoint(e), vos enfants, vos amis, vos parents ou vos collègues, un " vous " reposé, épanoui, souriant et disponible.

Donnez vous l'autorisation de prendre du temps pour vous.



Apprenez à refuser


Lors d'une sollicitation, commencer par vous recentrer et vous écouter pour pouvoir identifier votre besoin/envie, puis donnez vous le droit de dire non, sans culpabiliser, sans avoir peur d’être abandonné ou rejeté, ou de ne pas plaire. Ne vous sentez pas obligé de vous justifier et ne donnez plus de fausses raisons à votre refus.

Autorisez vous à vous mettre en haut de la liste de vos priorités sans faire passer systématiquement les autres avant vous.

Et rappelez-vous que vous n’êtes pas responsable du bonheur des autres !

Les mots à vous dire pour vous encourager et vous soutenir, les permissions à vous offrir :

J'ai le droit d'avoir des désirs et des envies.

J'ai le droit de demander, de donner, de recevoir, de refuser.

Mes besoins sont légitimes et je peux les exprimer, je les respecte et j'en prends soin. J'ai le droit de me faire plaisir.

Je fais chaque jour quelque chose d'important pour moi.


Et la sophrologie dans tout ça ?


Elle nous apprend à :

- nous écouter

- identifier nos besoins et les exprimer

- sentir nos limites et les poser

- nous affirmer

- renforcer la confiance en nous-même

- oser demander


Elle nous permet de recharger notre tonneau !



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